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Avis littéraire complet et détaillé du best-seller de l'année 2024 : Yellowface de Rebecca F.Kuang
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Yellowface – Rebecca F.Kuang

Avis littéraire complet et détaillé du best-seller de l'année 2024 : Yellowface de Rebecca F.Kuang

Article proposé par :

PDP_FLORIAN

Avis personnel et critique

Avec Yellowface, Rebecca F.Kuang nous propose une « mise en abîme » de sa vie d’autrice Asio-Américaine, naviguant dans les eaux troubles et tumultueuses du monde de l’édition. En mêlant mensonges et plagiats, trahison et autopersuasion, éléments probablement fictifs du récit, Yellowface paru en France aux éditions Ellipsis pose les limites du concept de vérité(s).

Ne pas voir les pages défiler

J’ai lu les quelque 347 pages en un claquement de doigts. Il est déjà très bon signe lorsque les 15 premières pages vous happent. Mais c’est encore de meilleure augure quand la tension littéraire instaurée perdure dans la majeure partie du roman ! Ce best-seller se classe parmi ce type de livre.

À noter que j’ai trouvé quelques redondances néanmoins à la lecture de 2/3 chapitres. Je ne peux en tenir rigueur, tant la qualité rédactionnelle est pure. Aucune difficulté de compréhension des phrases. La fluidité de la construction narrative est impressionnante et contribue très largement au succès de Yellowface en France et à l’international.

Le choix de la rédaction à la première personne du singulier est à mon sens très important pour l’histoire. Elle permet un meilleur sentiment d’inclusion dans les péripéties de la protagoniste, June. Cela participe au malaise ambiant que l’autrice souhaite nous faire ressentir. Nous vivons les succès et les échecs avec la narratrice. C’est ici très réussi !

Sans cette plume, le roman n’aurait pour moi pas rencontré le même succès. Il faut bien cela pour structurer des sujets aussi lourds tant sur le plan social que philosophique.

La dureté du monde de l’édition

La base thématique du récit concerne le monde de l’édition. À travers les yeux de June et Athena, l’autrice semble vouloir nous transmettre le message suivant : « Lecteurs, lectrices, pour que vous puissiez avoir mon roman entre les mains, en tant que Sino-Américaine, sachez que j’en ai bavé ! ». Sorte de mise en abîme de sa propre histoire…

De l’université, en passant par les premières recherches d’agents, emmenant avec elles sont florilège d’échecs, de refus et frustrations, pour finalement entrevoir les portes de la réussite… Sans jamais aucune garantie de succès totale ou de pouvoir perdurer à travers les années. Rebecca F.Kuang nous propose avec Yellowface, de comprendre la dure réalité de la vie d’écrivain.

Complice d’un mensonge

Le roman ouvre sur un mensonge… Cette tromperie est alimentée au fur et à mesure du développement narratif. Chapitres après chapitres, la protagoniste s’embourbe dedans, donnant la sensation que quoi qu’elle puisse faire, elle ne pourra pas échapper à une certaine justice. Soit via le terrible tribunal populaire des réseaux sociaux. Soit via la sentence des têtes dirigeantes des maisons d’édition avec lesquelles elle travaille. Ou bien alors, sera-t-il avec les tribunaux qu’elle aura à faire ?

Tout au long du récit, ce mensonge est distordu. Le faisant passer pour une vérité cachée, June nous rend complice de sa propre turpitude. Nous emmenant avec elle dans ses déboires, cela nous questionne sur le sens du mensonge et de sa nécessité. Sommes-nous obligés de mentir ? Est-ce une nécessité ou un besoin reptilien ancré dans nos gènes ? Sommes-nous des humains aussi parce que nous sommes capables d’arranger la vérité à notre sauce ?

Toutes ces questions philosophiques sont sous-jacentes de la trame littéraire. Le roman propose une forme d’élément de réponses.
Pour conclure, je pense que ce best-seller de 2024 mérite plus que largement que vous preniez le temps de le lire. Foncez vous procurer Yellowface

Les points forts

– Une plume fantastique et légère.
– Un sujet parfaitement traité. On apprend énormement sur le milieu de l’édition.
– Une gène instaurée très intéressante.

Les points faibles

– La sensation de quelques répétition dans le récit. Cela concerne uniquement que 2 ou 3 chapitres.
– La révélation finale intéressante mais peut-être moins mémorable qu’imaginée.

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