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La femme au dragon rouge – JR Dos Santos

Article proposé par :

PDP_FLORIAN

Avis personnel et critique

Puissance communiste des années de guerre froide, le parti communiste chinois est le principal sujet abordé dans ce roman signé JR Dos Santos. La femme au dragon rouge met une nouvelle fois en scène son personnage principal, Tomàs Noronha et sa compagne Maria Flor à la suite des évènements de son précédent roman « Âmes animales ». Le livre est proposé par les éditions Hervé Chopin. Maison d’édition avec laquelle l’auteur travail depuis bon nombre de ces sorties littéraires.

Le point de départ est hyper simple. Maria Flor est en Inde à la terrasse d’un café. Lorsqu’une étrange inconnue fait irruption en terrasse poursuivie par des chinois. Tomás étant resté au Portugal, Maria Flor n’hésite pas à aider la mystérieuse étrangère au péril de sa vie…
Une passionnante aventure s’engage. Vous plongeant dans le passé, le présent et le futur d’une chine régie par le parti communiste… Des horreurs qui pourraient bien avoir un impact sur les pays occidentaux… Si nous continuons à fermer les yeux.

Le sujet le plus caché du 21ème siècle ?

Maintenant que le contexte de La femme au dragon rouge de JR Dos Santos est fait, il est temps de vous parler en détails de mon ressenti.

Premièrement, d’un point de vue du fond et du traitement du sujet. Il faut reconnaître une fois de plus à l’auteur son immense précision dans sa façon de romancer une thématique aussi grave. Qui plus est, issue de faits réels. Cela ouvre les yeux du lecteur et de la lectrice sur des aspects géopolitique, scientifique, historique… Comme personne d’autre ne peut le faire ! De fait, vous vous trouvez au milieu d’une situation désastreuse que vivent les communautés de chine, persécutés par un parti qui maîtrise l’art et la manière de la communication politique… Que dis-je ? De la propagande ! Ainsi les Ouïgours, les kazakhs et de manière générale toutes les minorités, sont les sujets d’un terrible traitement. Dos Santos arrive à vous embarquer avec les protagonistes et vous immerge dans l’horreur des camps Ouïgours, dans le quotidien des citoyens chinois qui ont le malheur de ne pas être nés han.

Deuxièmement, le roman est construit avec deux histoires parallèles. D’habitude j’aime ce principe mais dans ce roman, j’ai trouvé un peu trop d’inégalité. Chaque chapitre raconte une histoire à tour de rôle et la quantité de détails est très hétérogène. Par conséquent, il peut parfois être frustrant de quitter un chapitre de petite taille qui vous donnait envie d’en savoir plus. Ça oblige à devoir se replonger dans l’autre morceau d’histoire du chapitre suivant qui compte une vingtaine de pages. L’effet de fin de roman est toutefois très réussi lorsque les deux narrations se regroupent. Le roman propose une fin des plus étonnantes et qui vous fera frémir. Tant pour les personnages fictifs que sur les parallèles avec le monde bien réel… Mon avis est donc très mitigé sur la dualité du récit proposé.

Le travail graphique d’édition…

Faisons un aparté lié aux éléments factuels du livre et de son édition. En tant que graphiste de métier, j’ai une sensibilité pour les romans qui arborent un travail graphique complet, avec des concepts visuels innovants et qui servent le propos du roman. En l’occurrence je pense qu’un travail plus profond aurait pu être mené sur cette couverture que je trouve un peu timoré. Non pas qu’il faille à mon sens être dans une proposition graphique de genre totalement différent. Mais au contraire travailler plus en finesse sur la composition graphique du roman avec peut-être plus de jeux visuels en lien avec l’histoire du roman.

La route de la soie et les projections du pouvoir chinois sont des éléments centraux dans le déroulé. Et ils n’apparaissent pas du tout sur les éléments visuels de l’édition. Rien qui empêche d’apprécier le bouquin à sa juste valeur. Mais il est dommage de se priver d’un travail graphique abouti qui permettrait de donner plus envie encore aux lecteurs et lectrices qui ne connaissent pas l’auteur de s’intéresser à un sujet et un roman aussi passionnant.

Je note tout de même que le dragon rouge est un élément bien entendu présent et sous-jacent à tout le déroulé narratif. Également, en fond de la couverture on devine des images issues de vidéo surveillance du Parti communiste épiant le peuple chinois. Néanmoins, je pense que des éléments plus complet et un travail graphique plus abouti aurait donné plus de cœur à cette couverture.

Tomás Noronha en demi teinte

Pour finir, évoquons son personnage principal et récurrent d’un livre à l’autre : Tomàs. À la différence du chef-d’œuvre qu’est « La formule de dieu », je trouve que de livre en livre il passe progressivement au second plan. Maria Flor est elle de plus en plus présente, ce qui est une bonne chose, mais au détriment du personnage de Tomàs que nous avons appris à aimer au fil de ses aventures. Dans les précédentes histoires, Tomàs résolvait des énigmes. Il nous éclaboussait de son savoir et de ses connaissances… Dans de livre, il est à mon sens un peu plus positionné à notre niveau. Il nous sert de fil de pensée au fur et à mesure de ses échanges avec les autres personnages rencontrés. J’aimerais qu’il ai de nouveau un plus grand champ d’action. Qu’il soit un meilleur vecteur de transmission de savoir dans les prochaines aventures.

Si je résume, La femme au dragon rouge de JR Dos Santos est un bon livre que je vous recommande tout de même. Je n’ai pas décroché de l’histoire en définitive. Mais il y a quelques axes d’améliorations qui auraient pu être explorées. Une note de 3,5/5 serait un bon compromis à mon sens.

Les points forts

– Le traitement du sujet abordé.
– La capacité à immerger le lecteur dans le récit

Les points faibles

– Une petite réticence sur la gestion de l’équilibre dans le travail de l’histoire parallèle
– Le travail graphique de la couverture

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Commentaire*
Dom

2024-02-16 13:39:23

Manque en introduction d un résumé sur la situation politique de chine situant la période concernée, préciser ce qui est fiction ou réalité, ce qui aurait permis de mieux comprendre l intrigue et les enjeux politiques et humains

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